samedi 12 décembre 2009

Paris Bercy - 8 décembre 2009 - Rammstein

Comme vous l’attendiez tous (mouahaha !), voici ma review !

Je tiens à préciser que je ne vais pas vous sortir un pâté décryptant chaque chanson dans les moindres détails – même moi, ça me ferait chier ! Je vais donc tout simplement classer mes impressions en trois parties (comme dans une dissert’, ouaaaaiiiis !) : 1 ambiance générale, concert dans son ensemble ; 2 les petits détails ; 3 les extras.

1.
Il faut l’avouer, c’est mon premier concert rammsteinien – la comparaison, je ne peux pas la faire, à part avec les DVDs, qui n’ont strictement rien à voir. D’autant plus qu’à venir vers 8h30 du matin me poster dans la file de la fosse, derrière deux ou trois tentes et une trentaine de personnes vite devenues une cinquantaine plus tard, m’a amenée à me retrouver quand même au premier rang (j’ai couru plus vite que la vieille qui avait essayé de nous gruger moi, Lindefrau, Zerfetzen et ses amies, niark ! niark !), en face de Paulo – bref ! exactement là où je voulais – ce qui donne un point de vue unique par rapport aux gradins ou les caméras : lacunaire, mouvementé mais ‘organique’.
Il est clair que le concert m’a paru court, mais j’ai parfois le sentiment que c’était parce que je connaissais les effets et la setlist presque par cœur. Ça gâche l’effet de surprise, même si j’ai aussi l’impression d’avoir ainsi pu faire plus attention aux détails qui m’auraient très certainement échappés. Le décor du fond très indus révélé après FiP, Till bousillant son tourne-disques sur Wiener Blut, ou massacrant son micro émasculé de ses quelques godemichets (je me demande où ils sont passés…), l’espèce de bise entre Richard et Paul lors d’une des premières chansons, conclue par un Richard hilare et un Paul sceptique, Paul qui s’amuse à désaccorder la basse d’Ollie (j’ai même une photo, mais un souci avec mon ordi qui m’empêche de poster mes fichiers ou des les envoyer – je vais régler ça), ou encore l’erreur de Till sur Waidmanns Heil, que j’ai tout de suite repérée avec Paul (qui a secoué la tête du genre : « Non mais fais pas attention » - d’ailleurs, je confirme l’impression de Pierrick : Paul avait l’air d’abord étonné puis heureux de voir qu’on connaissait les paroles par cœur devant)… Bref ! connaître un concert par cœur avant de le voir, ça a ses avantages et ses inconvénients. Mais pour un show filmé, pour lequel le groupe semblait être ultra sérieux (Paul au début surtout), pouvoir reconnaître la chanson direct et la chanter aussi fort que possible (ma voix est toujours un peu enrouée), est selon moi un must !
Après avoir vu les videos d’ArNeT, qui était en gradins et que j’ai rencontré dans le train au retour (j’avais toujours le bracelet rose très Pussy donné à ceux qui ont accédé à la première partie de la fosse, qui permet donc d’être facilement repérable, haha !), j’en conclus que le pouce levé de l’ingénieuse du son qui passait devant les enceintes n’était pas fortuit : on peut être fier de nous ! héhé ! Nous sommes « incrrroyables » comme dirait Till. En même temps, c’était limite prévu : les caméras étaient passées dans la file d’attente déjà ! ça sentait le DVD potentiel à plein nez ! Et ce ne sont pas les quelques bonhommes accrochés à leurs caméras à l’entrée du Bercy qui m’ont contredite.
J’ai eu un doute sur FiP par contre car je sentais l’ambiance un peu calme, à mon goût – mais bon, devant, on ne calcule pas. Peut-être que c’était différent le 9 ?
Bizarrement, je m’attendais à une fosse bien plus invivable aussi. Il faut croire que l’idée de l’avoir partagée en deux fut le coup de génie pour éviter des mouvements de foules ingérables. Bon, deux mecs me sont passé par-dessus la tête ; j’ai dû m’écarter pour laisser passer une fille aux allures stone, le regard presque vitreux tellement en état de choc ; la pétasse à ma gauche empêchait les gens au deuxième rang de s’accrocher à la barrière (alors que je préférais de loin qu’ils s’accrochent plutôt qu’ils nous écrasent !) tout ça parce que Mademoiselle avait « besoin d’espace » ; j’ai une côte qui me fait mal, des bleus sur les genoux, mais peu importe ! Paul m’a souri !

2.
Schneider m’a paru distant, plus encore que sur les videos des précédents concerts. Ollie aussi, mais je mets ça sur le compte de son caractère timide – même s’il aurait pu être plus réceptif aux « O-LI ! O-LI ! » que criaient certains (je sais qui maintenant !). Même quand Paul lui a fait le coup de dérégler sa basse, il s’est contenté de sourire gentiment, sans plus. Till était très pro ; ses mimiques sont chorégraphiées ; ça y est, on peut dire que la tournée est bien installée dans le routine que Till apprécie mais qui fait soupirer Flake. Flake est d’ailleurs délirant avec son look cuirasses et manteau de cuir, le truc sur sa tête et les lunettes combinées au fard blanc sur son visage lui donnant un air cadavérique, auquel je préfère quand même le look disco-funk ! Richard nous a fait l’honneur de passer toucher les mains – à une vitesse folle, alors qu’il y avait des estrades en pierre juste devant, mais pas assez vite pour m’empêcher de frôler son épaule transpirante (non, je n’ai pas lécher ma main ensuite – mouahaha !)
Ma préférée du concert reste ITDW, évidemment, même si Haifisch n’est vraiment pas loin derrière. ITDW a pourtant eu un petit souci lors de l’effet (seulement 2 explosions au lieu de trois – oui, je chipote un peu !) mais les mimiques de Till (déjà vues mais tout de même géniales de revoir : à savoir le coup du « Je lui ai fait sa fête » en glissant sa main sous son cou en signe de mise à mort) restent historiques. Si je devais citer la troisième qui m’a le plus marquée, c’est Links, que je n’aime pas, mais qui est décidément bien cadrée pour le live. Celle que j’ai déjà oubliée : Bückstabü, nulle en studio, nulle en live. Wiener Blut se rattrape par la mise en scène, avec les poupées qui ont explosé cette fois, laissant les cheveux de Till récupérer les morceaux de poupées tandis que Paul s’était réfugié sur son estrade.
Du Hast est bel et bien tronquée volontairement par le groupe au niveau du break où le public est censé chanté juste avant l’arbalète : on répète tout simplement « Du…du hast…du hast mich » et on oublie le reste. Ça se voyait à la tête résignée de Till qui faisait signe de continuer dans la lancée sans se préoccuper des paroles d’origine.
Pour revenir au look du groupe, j’avoue que les manches collées aux bras de Richou ou le filet sur la tête de Till, qu’on ne voit pas, mais qui donne l’illusion qu’il a tellement transpiré que ses cheveux sont restés collés sur sa tête, ça ne le fait pas. La veste d’Ollie, elle est pourrie ! A choisir, je préfère le look « rockeur de 15 ans » de Paul – bien plus sympa, même si on voyait la raie de ses fesses quand il se baissait !
Et pour finir, Richard et ses muscles…eh bien…bon okay, c’est vrai qu’à un mètre vite fait, comme ça, okay, ils ont l’air impressionnants, mouais. Mais bon, j’ai préféré mitrailler Paulo quand même ! nah !

3.
Combichrist en live, c’est pas mal. Bon, je regrette l’ordre des chansons : ils ont fini par What the fuck is wrong with you puis Blut Royal, alors que j’aurais préféré Get your body beat en final : je la trouve plus entraînante que les autres, plus sympa pour finir en beauté. Le public n’était pas réactif de mon côté – et à la tête d’Andy vers la fin du concert de Rammstein (vers le 1er rappel, si je me souviens bien), il n’avait pas l’air satisfait du tout.
Dans la file d’attente, j’ai pu faire la connaissance de deux « lourdingues » qui comptaient les « meuh », dont un a offert de me protéger dans la fosse mais qui est vite parti en arrière à Rammlied. Dommage, il était sympa et m’a épelé son nom de famille pour que je le retrouve sur Facebook, l’ennui c’est que j’ai une très mauvaise mémoire donc, Nicolas Van-quelque-chose, copain de Julien et d’un autre, dont j’ai aussi la sœur en photo, mais qui ne sont pas inscrits sur le fofo, si vous lisez ces lignes, n’hésitez à vous manifester ! De même pour Louis, collégien bien sympathique même s’il m’a appelée Madame lorsque je suis arrivée dans la file d’attente (j’ai failli avalé mon petit déjeuner de travers !) et qui nous a accompagnées moi et Lindefrau au bar où ils passaient le DVD Live aus Berlin – une pause qui requinque bien et fait monter la pression vers 15h, surtout quand Seemann passait…
Contente d’avoir pu retrouver Sonnen à la fin, avec Shoto, son frère et Fibz la chanceuse – ainsi qu’une autre dont j’ai oublié le pseudo, et puis aussi la « Chloé qui dessine » (encore oublié le pseudo) – bref ! c’est sympa de m’avoir reconnue « grâce à mon tatouage » (j’aurais au moins découvert un aspect utile à ce tattoo !)
Et last but not least, coucou spécial à ArNeT, Toulousain croisé dans le train retour et avec qui les 5 heures et demi de TGV ont passé bien plus vite que prévu !

Sur ce, mon pâté est bien assez gavant, alors je vous dis :
J-7 avant Berlin…

4 commentaires:

  1. J'ai assisté au même concert, et j'ai été assez déçue de la prestation générale - pouvant, dans mon cas, comparer avec la tournée Reise Reise.

    J'ai trouvé les effets pyrotechniques parfois brouillon, désynchronisés sur certaines chansons, voire inutiles dans certains cas (ou tout du moins, injustifiés => baignoire). Les meilleurs effets sont majoritairement de vieux effets (sauf le canon et les ailes d'ange).

    Niveau son, une voix très mise en avant (trop, peut-être pour compenser un petit problème de voix, si l'on se réfère à l'annulation de la date de Luxembourg) mettant très en dessous la basse, du coup.

    Décor, cependant très intéressant.

    Grosse déception quant à la disparition de "Seeman" dans la setlist. Setlist trop basée sur le dernier album, hélas. Une vraie tournée de promo, en soit.

    Public assez calme, étant dans les gradins, j'ai pu regarder toute l'ambiance générale.

    Malgré tout ces points négatifs, le concert a été rondement mené, mais ! assistant à un concert de Rammstein, je m'attendais à mieux - d'autant que le groupe avait dit vouloir faire "plus" que sur la tournée Reise. Ce qui se révèle être faux, au final. L'on peut donc considérer que l'apogée live du groupe se situe il y a cinq ans.

    ++ Combichrist : grande fan depuis plusieurs années, c'était un vrai plaisir de les voir officier sur scène. "Blut Royal" heureusement présente, mais, quelques titres moins bons pour le live (comme tu le précisais dans ta review). Très bonne folie scénique !

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  2. Ah! je ne sais pas où te retrouver pour te répondre alors je te réponds ici.
    Il est clair que le LIFAD tour n'a rien à voir avec le RR Tour - d'ailleurs, je pense plutôt que l'interview de Schneider (où il disait qu'il fallait faire plus qu'avant car ils ne pouvaient pas faire machine arrière - podcast d'une webradio dont je ne retrouve pas le lien) a été mal interprêtée: au fond, ils ne peuvent pas faire un RR tour bis au risque de se répéter - et en même temps, ils se sont rendu compte, peut-être, que le RR tour est indépassable. Donc je pense qu'ils ont voulu nous donner une tournée plus à "taille humaine" avec en bonus ce pour quoi ils sont connus: les effets pyro spectaculaires.

    Pour la baignoire sur ITDW, disons que la baignoire est selon moi un lieu où on combine le sexe et la mort. Beaucoup de scènes de suicide au cinéma se font dans une baignoire - c'est le lieu de l'intimité. ITDW parlant de SM, donc de pratiques sexuelles intimes mais violentes, j'y retrouve une certaine logique.

    Après tout, où était la logique dans les micros enflammés de AzA?

    Je crois qu'on a fini par trop en demandé de Rammstein, en oubliant ce qui est possible, et ce que les autres groupes font.

    En comparant de manière objective, je ne trouve pas un groupe équivalent à Rammstein aujourd'hui au niveau scénique. Même au niveau réduit du LIFAD tour.

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  3. Le plus rageant, à mon sens, est de sortir déçue de la salle, même si le concert était bon.
    Ceci dit, un ami y est allé le lendemain et m'a confirmée que les effets étaient tous impeccablement calés le 9 décembre - contrairement à la veille.
    Il m'a également dit qu'ils avaient eu le droit à deux rappels, mais je ne trouve nulle trace de set sur internet...

    Ceci dit, je préfère payer 60 euros pour Rammstein que 50 pour Metallica. Le prix est au moins justifié.

    Pour conclure : très bonne review de ta part et quelques détails notés ici que je n'ai pas eu l'occasion de voir, n'étant pas collée à la scène.

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  4. Je me souviens qu'on a eu deux rappels le 8 aussi, puisque Engel est le dernier rappel. Après, la setlist ne risque pas de changer, sauf en Allemagne, évidemment!!

    Et sinon, oui, je partage ton impression de "pas assez" qu'on ressent à la fin du concert - j'ai eu la même et c'est la première fois: je ne l'avais pas eu pour tous les autres concerts que j'avais fait avant. Alors est-ce à cause de la setlist trop courte, des effets moindres que ceux du RR tour, de nos attentes plus grandes?... je ne saurais dire... Sûrement un peu des trois.

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Ich verstehe nicht - 15

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